Téléassistance et santé à domicile : la connexion des boîtiers face à la fin de la 2G et du cuivre
Un boîtier de téléassistance qui ne peut plus appeler, c'est une personne isolée qui croit être protégée. Avec l'arrêt de la 2G et la fermeture du cuivre, de nombreux boîtiers doivent être remplacés. Ce que les prestataires et les collectivités doivent vérifier.
L'essentiel
Mis à jour le
- Un boîtier de téléassistance relie une personne âgée ou fragile à un centre d'écoute ; s'il ne peut plus appeler, l'alerte ne part pas, sans que personne le sache.
- Beaucoup de boîtiers passent par une ligne téléphonique cuivre ou par le réseau 2G, deux réseaux qui s'arrêtent : la 2G en 2026, le cuivre progressivement jusqu'à fin 2030.
- Les boîtiers de remplacement fonctionnent en 4G ou en LTE-M, avec une carte SIM intégrée qui ne dépend plus de la ligne fixe du domicile.
- Le test cyclique, message de contrôle envoyé régulièrement par le boîtier, permet au centre d'écoute de repérer un boîtier qui ne communique plus.
- Pour un prestataire ou une collectivité qui gère des centaines de boîtiers, une carte SIM multi-opérateur et un suivi centralisé limitent les zones mal couvertes et les pannes d'opérateur.
Un boîtier de téléassistance et son médaillon d'appel permettent à une personne âgée, handicapée ou isolée de joindre un centre d'écoute en appuyant sur un bouton. C'est un équipement de sécurité : il doit fonctionner le jour où la personne tombe. Or de nombreux boîtiers reposent sur des réseaux qui s'arrêtent.
Deux réseaux qui s'arrêtent
- La 2G : Orange l'a arrêtée le 20 octobre 2026, SFR l'arrête le 15 novembre et Bouygues Telecom du 1er au 15 décembre 2026. Un boîtier 2G sur ces réseaux ne pourra plus appeler.
- Le cuivre : les boîtiers branchés sur la ligne téléphonique fixe du domicile sont concernés par la fermeture progressive du réseau cuivre, commune par commune, jusqu'à fin 2030.
Voir le calendrier de la fin de la 2G, de la 3G et du cuivre.
Le risque : une panne silencieuse
Un boîtier qui ne peut plus appeler ne le signale pas forcément à la personne. Le seul garde-fou est le test cyclique : un message de contrôle que le boîtier envoie régulièrement au centre d'écoute. Si le centre ne le reçoit plus, il sait que le boîtier ne communique plus et peut intervenir. Vérifiez que ce test est actif et suivi.
Les boîtiers de remplacement
Les boîtiers récents fonctionnent en 4G ou en LTE-M, avec une carte SIM intégrée. Ils ne dépendent plus de la ligne fixe du domicile, ce qui règle aussi la question du cuivre et des personnes qui n'ont plus de téléphone fixe. Le LTE-M, pensé pour les objets qui consomment peu, pénètre bien à l'intérieur des bâtiments. Voir notre guide du LTE-M.
Un boîtier de téléassistance a besoin de la voix pour que la personne parle au centre d'écoute : la carte SIM doit le permettre, pas seulement les données.
La couverture au domicile
Rez-de-chaussée en béton, maison isolée en zone rurale, appartement en fond de cour : la couverture d'un opérateur peut être faible là où vit la personne. Une carte SIM multi-opérateur peut se connecter au réseau qui passe le mieux à chaque domicile, et ne pas tomber avec un seul opérateur lors d'une panne.
Pour les prestataires et les collectivités
Un service de téléassistance, un CCAS ou un département gère des centaines ou des milliers de boîtiers. La méthode :
- recenser les boîtiers par technologie (cuivre, 2G, 3G, 4G) ;
- remplacer en priorité ceux qui dépendent de la 2G, puis ceux sur le cuivre selon le calendrier des communes ;
- suivre les boîtiers qui ne communiquent plus, grâce au test cyclique et à un portail de gestion des cartes SIM.
Voir aussi notre méthode pour déployer un parc de cartes SIM et notre page collectivités.
En résumé
L'arrêt de la 2G et du cuivre impose de remplacer de nombreux boîtiers de téléassistance. Les modèles 4G ou LTE-M, avec une carte SIM qui permet la voix et un test cyclique suivi, protègent les personnes sans dépendre de la ligne du domicile. Décrivez-nous votre parc de boîtiers : nous vérifions la couverture et la carte SIM adaptée.