Collectivités : connecter caméras de voie publique, panneaux d'information et bâtiments isolés
Une commune a des équipements partout où la fibre ne va pas : caméra sur un mât, panneau lumineux en entrée de ville, salle des fêtes, station de pompage. Comment les connecter, et ce qu'il faut préparer côté achat public.
L'essentiel
Mis à jour le
- Les équipements d'une collectivité sont souvent loin de la fibre : caméras de vidéoprotection, panneaux d'information lumineux, salles communales, vestiaires, télégestion des réseaux d'eau.
- Une caméra de vidéoprotection sur la voie publique est soumise à autorisation préfectorale ; côté connexion, l'enregistrement sur place et l'envoi des seules images utiles limitent fortement le volume de données.
- Les bâtiments isolés (salle des fêtes, stade, école annexe) peuvent recevoir internet par une box 4G/5G, sans travaux.
- Beaucoup d'équipements publics communiquent encore en 2G ou par une ligne cuivre : alarmes, téléalarmes d'ascenseurs, télégestion ; l'arrêt de la 2G et la fermeture du cuivre imposent de les recenser.
- Côté achat public, un inventaire des équipements et des sites permet d'obtenir un devis détaillé et de regrouper le parc sous un même suivi.
Une collectivité gère des équipements dispersés, souvent là où la fibre ne va pas : une caméra sur un mât au rond-point, un panneau lumineux en entrée de ville, une salle des fêtes en bout de commune, une station de pompage dans un champ. Chacun a besoin d'une connexion, et chacun a ses contraintes.
Les équipements concernés
- Caméras de vidéoprotection sur la voie publique.
- Panneaux d'information lumineux.
- Bâtiments isolés : salle des fêtes, vestiaires du stade, école annexe, local technique.
- Alarmes et téléalarmes d'ascenseurs des bâtiments publics.
- Télégestion : stations de pompage, réservoirs, postes de relevage, éclairage public.
- Événements : marché de Noël, fête de village, manifestation sportive.
Les caméras de vidéoprotection
L'installation d'une caméra filmant la voie publique est soumise à une autorisation préfectorale, au titre du Code de la sécurité intérieure. Côté connexion, trois points comptent :
- Le volume de données. Une caméra qui envoie son flux en continu consomme des centaines de gigaoctets par mois. L'enregistrement sur place, avec envoi des seules images utiles ou consultation à la demande, réduit fortement ce volume. Voir notre article sur la consommation de données des équipements connectés.
- L'accès depuis le centre de supervision ou la police municipale, de préférence par un réseau privé sécurisé (VPN) plutôt qu'en exposant la caméra sur internet. Voir notre article sur l'accès à distance à un équipement 4G.
- La couverture à la hauteur du mât, qui n'est pas celle mesurée au sol.
Voir aussi notre page carte SIM pour caméra 4G.
Les panneaux d'information lumineux
Ils reçoivent de temps en temps de nouveaux messages et envoient leur état. Le volume de données est faible, mais le panneau est souvent installé loin de tout bâtiment : une carte SIM évite de tirer un câble.
Les bâtiments isolés
Une salle des fêtes ou un vestiaire n'a pas toujours besoin de la fibre, mais a parfois besoin d'internet : associations, location de la salle, alarme, caméra. Une box 4G ou 5G entreprise s'installe sans travaux. Voir aussi notre page internet en zone blanche.
Les équipements encore en 2G ou sur le cuivre
Beaucoup d'équipements publics ont été installés il y a dix ou quinze ans :
- les transmetteurs d'alarme et les téléalarmes d'ascenseurs en 2G, qui cessent de fonctionner d'ici mi-décembre 2026 selon l'opérateur. Voir le calendrier de l'arrêt de la 2G et de la 3G et notre article sur la téléalarme d'ascenseur ;
- les modules de télégestion en 2G ;
- les équipements reliés à une ligne téléphonique cuivre, que la fermeture progressive du réseau cuivre oblige à remplacer d'ici 2030. Voir notre page fin de l'ADSL.
Le recensement de ces équipements est la première étape, avant toute consultation.
Le réseau qui passe le mieux
D'un bout à l'autre d'une commune, et plus encore d'une intercommunalité, la couverture change d'un opérateur à l'autre. Une carte SIM multi-opérateur peut se connecter au réseau qui passe le mieux à chaque emplacement, au lieu de dépendre d'un seul opérateur. Pour un équipement de sécurité, c'est aussi une protection contre les pannes d'opérateur.
Côté achat public
- Recensez les équipements : site, type, modèle, réseaux acceptés, usage. Voir notre méthode pour déployer un parc de cartes SIM.
- Demandez un devis détaillé, équipement par équipement, adapté à votre procédure.
- Regroupez si possible les cartes sous un même suivi, plutôt qu'une carte par prestataire (installateur d'alarme, ascensoriste, fournisseur de panneaux).
En résumé
Pour une collectivité, la connexion des équipements dispersés commence par un inventaire. Il fait apparaître ce qui doit être remplacé avant l'arrêt de la 2G et du cuivre, et ce qui peut être regroupé. Voir notre page collectivités, ou décrivez-nous vos sites et vos équipements : nous étudions votre projet et vous remettons un devis détaillé.