Superviser un parc d'onduleurs photovoltaïques : connexion, données, alertes
Un onduleur qui ne remonte plus ses données ne prévient personne : un arrêt de production peut passer inaperçu pendant des semaines. Comment choisir la connexion d'un parc photovoltaïque, de quelques toitures à des centaines de sites.
L'essentiel
Mis à jour le
- La supervision d'un onduleur photovoltaïque remonte la production et les alarmes vers une plateforme en ligne ; sans connexion, un arrêt de production peut passer inaperçu.
- Trois façons de relier un onduleur : le Wi-Fi ou le réseau du client, un câble Ethernet, ou une carte SIM ; avec la carte SIM, la supervision ne dépend plus du réseau du client.
- Sur un même site, une passerelle de communication peut parfois remonter les données de plusieurs onduleurs : le nombre de cartes dépend de l'architecture, pas du nombre d'onduleurs.
- Les relevés consomment peu, mais les mises à jour du fabricant peuvent consommer en une fois l'équivalent de plusieurs mois : le volume se mesure sur un onduleur déjà en service, avec une marge.
- Pour ne pas perdre les alertes : activer l'alerte de perte de communication sur la plateforme, savoir quelle carte est dans quel onduleur et vérifier les modules encore en 2G.
Un onduleur photovoltaïque produit, mais il doit aussi rendre compte : production du jour, défauts, arrêts. Ces informations remontent vers la plateforme de supervision du fabricant ou de l'exploitant. Quand la connexion lâche, rien ne s'affiche en rouge : la centrale disparaît simplement des relevés, et un arrêt de production peut passer inaperçu pendant des semaines.
Ce que la supervision apporte
- Les relevés de production, centrale par centrale.
- Les alarmes : défaut, arrêt, baisse anormale de rendement.
- Le paramétrage et les mises à jour à distance, quand l'onduleur le permet.
- Un diagnostic avant de déplacer un technicien, parfois à plusieurs centaines de kilomètres.
Trois façons de relier un onduleur
Le Wi-Fi ou le réseau du client
C'est la solution qui ne coûte rien au départ. Mais l'installateur ne maîtrise pas ce réseau : une box remplacée, un mot de passe changé, un routeur éteint pendant les vacances, et l'onduleur ne remonte plus rien. Sur un parc de plusieurs dizaines de clients, ces coupures deviennent permanentes quelque part.
Le câble Ethernet
Fiable quand un réseau existe sur place et qu'il est proche. Sur une ombrière de parking, une centrale au sol ou un bâtiment agricole, il n'y a souvent rien à quoi se raccorder.
La carte SIM
Avec la carte SIM, la supervision ne dépend plus du réseau du client, et elle fonctionne sur les sites qui n'ont aucun accès internet. Sa limite : elle dépend de la couverture mobile à l'emplacement du module de communication. Voir notre page carte SIM pour onduleurs photovoltaïques.
Une carte par onduleur ou par site ?
Pas forcément une carte par onduleur. Sur un même site, une passerelle de communication (souvent appelée enregistreur ou data logger) peut collecter les données de plusieurs onduleurs et les envoyer avec une seule carte SIM. Le nombre de cartes dépend donc de l'architecture de chaque installation : c'est la première chose à regarder avant de chiffrer un parc.
Le volume de données
- Les relevés réguliers consomment peu.
- Les mises à jour logicielles du fabricant peuvent consommer en une fois l'équivalent de plusieurs mois de relevés.
- La référence la plus fiable est la consommation d'un onduleur ou d'une passerelle déjà en service. Prévoyez une marge pour les mises à jour.
Sur un parc, un forfait qui mutualise le volume entre les cartes absorbe ces pics sans dépassement sur une carte isolée. Voir notre article sur la consommation de données des équipements connectés et notre page forfait M2M.
Le réseau sur chaque site
- Le module de communication est souvent dans un local technique, un sous-sol ou sous une toiture métallique : le signal y est plus faible qu'à l'extérieur.
- En zone rurale, la couverture varie d'un opérateur à l'autre, parfois d'un bâtiment à l'autre.
- Un parc réparti sur plusieurs départements n'est pas bien couvert partout par le même opérateur. Une carte SIM multi-opérateur peut se connecter au réseau qui passe le mieux sur chaque site.
- Certains modules anciens ne fonctionnent qu'en 2G : ils ont déjà cessé de communiquer sur le réseau d'Orange et s'arrêteront sur les autres d'ici mi-décembre 2026. Voir le calendrier de l'arrêt de la 2G et de la 3G.
Ne pas perdre les alertes
- Activez sur la plateforme l'alerte de perte de communication : une centrale qui ne parle plus doit déclencher une alerte, au même titre qu'un défaut.
- Désignez qui reçoit ces alertes et qui agit.
- Tenez un tableau qui associe chaque carte SIM à son site et à son équipement. Sans lui, une carte qui ne communique plus est difficile à retrouver. Voir notre méthode pour déployer un parc de cartes SIM.
Les points à vérifier avant de choisir
- Le module de communication accepte-t-il une carte SIM, directement ou par un module 4G ajouté ? Quel format ?
- Quels réseaux accepte-t-il : 4G, LTE-M, ou seulement 2G ?
- Combien de passerelles et d'onduleurs par site ?
- Quelle consommation mesurée sur un équipement en service ?
- Quelle couverture à l'emplacement du module, site par site ?
En résumé
Pour un parc photovoltaïque, la carte SIM sort la supervision du réseau du client et des aléas qui vont avec. Le bon dimensionnement part de l'architecture de chaque site et d'une consommation mesurée. Envoyez-nous la liste de vos sites et de vos modèles d'onduleurs : nous vérifions la couverture et la compatibilité avant toute proposition.